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Le mythe de la cougar à l’épreuve

Les cougars sont partout ! De la « mère de Stifler » dans le film American Pie aux sites de rencontres spécialisés comme CougarLife, ces femmes d’âge mûr qui entretiennent des relations avec des hommes plus jeunes remuent l’espace médiatique depuis quelques années. Mais comment distinguer le mythe de la réalité ?

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Le mythe de la Cougar

Cet article a été d’abord publié dans le cadre du « spécial congrès » de Découvrir, le magazine de l’Acfas, #MagAcfas. Il a été écrit par des journalistes en herbe, sous la supervision de Sylvestre Huet, journalisme scientifique indépendant et auteur du blogue {Sciences²}.

En vérité, ces femmes sont loin d’être des chasseuses séductrices à la recherche de chair fraîche et d’aventures sans lendemain. Au contraire des idées reçues, elles sont souvent engagées dans des relations durables. La science remet donc les pendules à l’heure. Dans ses travaux de recherche, Milaine Alarie, candidate au doctorat en sociologie à l’Université McGill, s’attarde à la perception qu’elles ont de leur relation avec un plus jeune.

Les avantages d’un plus jeune

Âgées de 30 à 60 ans, les participantes interrogées choisissent ce type de relation pour ses avantages (on qualifie cette relation « d’hypogamique selon l’âge » du préfixe hypo qui veut dire « en dessous », et de gamique pour « union » ou « mariage »). Le choix d’un partenaire plus jeune leur permet de se réapproprier leur sexualité, de s’affirmer comme sujet de désir et de prendre le contrôle sur leur plaisir. Rachel, l’une des participantes, en témoigne : « Les hommes plus jeunes veulent satisfaire mon besoin avant le leur. Ils sont heureux que j’aie un orgasme, du plaisir. Après, ils vont chercher le leur. Les plus vieux vont penser à leur plaisir avant le mien. »

Plusieurs femmes perçoivent les hommes plus âgés comme étant moins énergiques et comme étant devenu plus pantouflards avec l’âge, ce qui rebute ces dernières qui se considèrent elles-mêmes très actives. Elles se reconnaissent davantage chez les jeunes hommes qu’elles perçoivent comme ayant le goût de l’aventure. Au cours de ses cinq années de recherches doctorales, Milaine Alarie note également que plusieurs participantes plus avancées en âge déplorent l’attitude négative des hommes de leur génération qui leur semblent aigris et affectés par leurs précédentes relations.


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